14/07/08

Chers Marraines, Parrains, Adhérents et Sympathisants du Zébuphile,

Depuis le 10 Juillet Madagascar est en vacances ; il fait très froid à Fianarantsoa. Les enfants attendent avec impatience leur fameuse semaine de vacances au bord de mer à Tulear où la température reste stable autour de 25°. En attendant il y a les jeux de société, les puzzles et les poupées pour passer le temps. Depuis peu, les enfants ont aussi des livres de contes bilingues français/malgaches qu’ils lisent volontiers.

Au printemps 2008, les enfants ont vécu deux temps forts.

Premièrement le lundi de Pentecôte. C'est une tradition à Madagascar d'aller, ce jour-là, faire un pique-nique en famille. Après la messe, on voit les gens se hâter vers leurs maisons et en ressortir avec des paniers sur la tête, des sacs plein les bras, direction la rivière. Toute la journée, on entend partout de la musique et des chants.
Cette année, Michella a voulu suivre la tradition ; elle a invité toutes les mamans de l’extérieur à faire ou à apporter un gâteau, des beignets, des fruits etc. Mokana était responsable du poulet et évidemment du riz. De cette façon, ils ont pu passer cette journée tous ensemble en forêt au grand bonheur de tous. Olivier, le mari de Michella avait organisé le voyage avec un minibus qui a transporté tout ce beau monde en deux voyages.

Le cadeau des mamies tricoteuses pour les enfants de l'extérieur
Le pique-nique avec les mamans Les grandes filles préparent le riz Tout le monde, à table !

La deuxième grande journée, ils la doivent à la visite, en juin, d’une marraine accompagnée d’un couple d'amis.
Elle a organisé une grande séance peinture qui, après des débuts hésitants, a fini par une envolée artistique débridée et un œuvre collectif superbe. Aucun enfant n'a voulu se défaire de sa peinture si bien que, selon Michella, les dortoirs ressemblent maintenant à une galerie d’art ! Depuis cette journée, la peinture est en vogue. Quand Hery qui a depuis toujours le crayon à la main se met à dessiner, au bout de dix minutes ce sont dix enfants qui font la même chose. Je prévois déjà des cartes de fin d'année très artisanales.

Oeuvres personnelles L'oeuvre collective, peut-être
notre future carte de voeux 2009
Marraine et élèves

En ce qui concerne la scolarité, quelques enfants de l’extérieur redoublent. Ce sont presque tous des enfants que nous avons pris dans l'association en cours d’année et nous espérons qu’ils feront mieux l'année prochaine. A Mokana, nous allons sortir Hery et Sendra du circuit scolaire dit normal pour une filière d'apprentissage dans une école fondée par une association italienne il y a deux ans. Ils ont eu tous deux un arrêt de scolarité de plusieurs années et se trouvent à 16 ans en classe avec des petits de 12 ans. Ils apprendront l'un la ferronnerie d'art et l'autre la menuiserie avec quand même 20h par semaine d'autres matières.
La dernière venue à Mokana, notre petite Miora s’y plaît énormément. C’est sûr qu’après avoir vécu 2 ans dans la rue, dormir dans un lit et manger à sa faim ressemble à un rêve . Elle a fini en classe avec 16,7/20, malgré ses deux mois d'absence en début d'année. Tovo a terminé sa scolarité à Don Bosco avec mention assez bien et va faire un an de spécialisation en agriculture à la ferme école de l'association Bel Avenir. Enfin, Rondro restera définitivement avec sa maman et elle ira à l'école de brousse où ses petits frères sont déjà scolarisés.

Un petit mot sur deux marraines formidables. La première, Hélène nous a fait un don qui va nous permettre d'acheter les murs de Mokana. Je n’en suis toujours pas encore revenue ! C'est la sécurité assurée pour ces enfants que d’avoir un toit.
L'autre Marraine, Isabelle a remué ciel et terre pour réunir tout le matériel scolaire nécessaire pour Joseph et en grande partie pour Mokana . Merci à elles deux et aux autres donateurs qui par leur aide nous permettent de nourrir les enfants convenablement malgré l'augmentation du coût de la vie.
Il y aura donc une expédition à Betroka pour remettre tout le matériel à Joseph, lors de mon séjour en Septembre.
Je vous raconterai tout cela dans la prochaine Newsletter.

Amicalement,

Irène